Mairie de L'alpe d'huez

Vitraux

Les vitraux de l’église Notre-Dame des Neiges

Les vitraux de Notre-Dame des Neiges sont l’oeuvre de Jean-Marie Pirot, dit Arcabas, artiste vivant dans la région, connu en Isère surtout par son œuvre monumentale qu’est l’église Saint-Hugues-de-Chartreuse, et ses réalisations à la basilique Notre-Dame de la Salette.
Douze d’entre eux se déroulent linéairement sur soixante mètres fermant les travées de la charpente en bois. Ce qui frappe d’emblée, ce sont les couleurs éclatantes, le rouge et le bleu dominant, ainsi que la liberté d’organisation des épisodes dans l’espace, le sertissage en plomb donnant à chaque scène une forme et une dimension propres. Les maîtres verriers Françoise Montfollet et Christophe Berthier et le maître artisan ferronnier Léon Sert ont adapté des techniques séculaires pour parvenir à cet assemblage, en superposant verre antique et verre feuilleté à l’aide d’une colle Saint-Gobain très adaptée, supprimant ainsi par endroits le plomb.
De gauche à droite, les douze baies sont consacrées à l’évangile de saint Marc, suivant chronologiquement le récit de la vie de Jésus. Le début de la frise évoque le destin de Jean-Baptiste, qui préfigure celui du Christ. Puis les miracles de Jésus sont racontés : la multiplication des pains, Jésus qui marche sur les eaux, la guérison d’un aveugle. Les images suivantes illustrent trois moments de l’évangile dans lesquels Jésus annonce à ses disciples sa mort et sa résurrection. La Transfiguration de Jésus met en évidence le motif de la main tendue, répétée plusieurs fois pour montrer qu’elle est agissante. Elle guérit un enfant muet, possédé par l’esprit du mal. Plus loin, Jésus entre à Jérusalem sur un âne, et chasse les marchands du temple. Ensuite on voit la Cène, dernier repas de Jésus et de ses apôtres, au cours duquel il institue l’Eucharistie, et le reniement de Pierre, souligné par le triple chant du coq et l’homme qui pleure derrière sa main, couvert de honte. La Passion du Christ le montre couronné d’épines, puis la Crucifixion est rendue par le calvaire, à l’éclairage ambigu. Enfin, les symboles des quatre évangélistes, taureau, aigle, homme et lion, entourent un agneau sur fond lumineux, traditionnelle représentation du serviteur souffrant qui prend sur soi la réprobation et le châtiment mérité par le peuple. C’est la victoire de l’Agneau, faible et choisi pourtant par Dieu pour confondre le monde. Il est le Rédempteur qui ôte les péchés.
Le dernier vitrail, situé au-dessus de la porte d’entrée de l’église, représente l’Alpha et l’Oméga, première et dernière lettres de l’alphabet grec, rappelant que Dieu est à l’origine et à la fin de tout.